Un rebond des taux inattendu.
Alors que la saison de l'immobilier démarre et que les banques avaient décider de calmer le jeux sur l'augmentation des taux, un discours du président de la Banque Centrale Européenne les a fait réagir à la hausse.
Les banques ont semble-t-il été prises à contrepied par le discours très offensif prononcé jeudi par le président de la BCE. Jean Claude Trichet a en effet surpris bon nombre d’analystes, en indiquant que la Banque Centrale Européenne pourrait relever ses taux directeurs à l’occasion de la prochaine réunion de son conseil des gouverneurs en avril.
Ainsi, d’une semaine sur l’autre, les banques ont fait évoluer leurs conditions : après avoir communiqué en début de semaine dernière leurs barèmes mensuels, lesquels s’inscrivaient en voie de stabilisation(nous l'avons évoqué dans une précédente actualité), un nombre conséquent d’établissements bancaires ont fait volte-face en transmettant en fin de semaine des barèmes mensuels modifiés et rehaussés de 10 à 15 points de base.
Ce changement dans les grilles à une semaine d’intervalle est en outre assez rare chez les établissements concernés pour être souligné. D’habitude, au début du mois de mars, les banques cherchent à se montrer concurrentielles à l’approche du premier temps fort de l’année immobilière.
C’était d’ailleurs la position adoptée en début de semaine par certains établissements de crédit, qui avaient profité de la relative stabilité des taux de l’OAT 10 ans pour communiquer des grilles quasiment stables par rapport à février. Mais l’avertissement de la BCE les a contraintes à changer de position en cours de mois, avec des conditions de crédit désormais un peu moins avantageuses pour les acquéreurs.






